• Moment sympa, CHRONIQUES

Amélie Nothomb – Les combustibles

 

  • Editions : Albin Michel / Le Livre de Poche
  • Prix : 3,50€ (livre prêté)
  • Pages : 89
  • Date de parution : 1996

La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…

Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière de Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?

Humour, ironie et désespoir s’entretissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

Le Professeur, Daniel et Marina se retrouvent tous les trois sous les bombes de la guerre. Ne pouvant pas sortir sans être tués par des Barbares, ils restent chez le Professeur. Néanmoins ils ont froid et cela en devient imsupportable. Le Professeur ayant déjà brûlé ses meubles, à part les chaises, ils se résolvent à brûler ses livres, principalement sous la pression de Marina. Cette étudiante est démoniaque et irait jusqu’à trahir son petit-ami pour avoir la chaleur qu’elle désire plus que tout.

C’est le premier livre que je lis d’Amélie Nothomb, du moins c’est une relecture, je m’en suis rendue compte…en le relisant. La taille du livre est impressionnante par son manque de pages… 89 pages, l’écriture énorme, uniquement des dialogues (théâtre). J’ai dû faire des pauses pour qu’il dure toute la journée. Heureusement que c’est un prêt, je ne pense pas que je l’aurais acheté, c’est un Nothomb quoi.

« Avez-vous l’impression que leurs idées ont servi à quelque chose ? […] A quoi sert-il d’exposer une vision du monde si tout le monde s’en fout ? / Eh bien, c’est à nous d’éduquer les lecteurs afin que la lecture ne soit plus inutile ! »

Points positifs :

  • nous sommes pris dans la scène grâce au genre du théâtre et par le manque de descriptions, nous pouvons nous imaginer notre propre lieu
  • Daniel et le Professeur adorent la littérature mais face au besoin de chaleur, quel sera le dernier ? Et c’est ce point qui est intéressant car posons nous, nous-même, cette question, quel livre garderait-on ? A méditer donc…

Points négatifs :

  • toutes les excuses à propos de la guerre qui n’ont pour moi aucun intérêt…
  • un livre de 89 pages c’est une blague ? (enfin il y en a un de 30 pages d’un autre auteur donc bon…)

Comme vous le voyez je ne suis pas très enthousiaste. Je me dis que ce livre est à la limite du philosophique (parabole !), mais également du théâtre. Il est philosophique car l’auteure nous expose les livres comme étant une source pouvant permettre aux individus de survivre donc nous en avons besoin pour vivre ainsi la culture/l’évasion nous permettent de vivre. C’est peut-être tiré par les cheveux mais j’ai essayé de trouver une explication. Qu’en pensez vous ?

Si vous pouvez le lire sans payer, allez-y car il fait quand même parti de la littérature belge, sinon je pense que vous ne loupez pas forcément quelque chose et que les autres d’Amélie Nothomb sont meilleurs (je vous tiendrai au courant, j’en ai un autre!)

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