Patricia Matthews – Le passé oublié

  • Editions : Harlequin
  • Prix : 31 Francs (prêté)
  • Pages : 379
  • Date de parution : 1994
  • Langue originale / Traductrice : Anglais / Catherine Duteil

Des seize premières années de sa vie, Julie ne garde aucun souvenir. Pas même son nom. Et les huit années suivantes passées paisiblement auprès de ses parents adoptifs ont achevé d’épaissir les ténèbres qui la séparent de son passé. Qu’importe, avec son fiancé Ken, elle se prépare à une existence tranquille dans le Connecticut… Jusqu’au jour où une missive vient bousculer tous ses projets. Selon le cabinet d’avocats qui envoie la lettre, elle serait Suellen Devereaux, une richissime héritière, disparue huit ans plus tôt, tandis qu’une tragique série d' »accidents » coûtait la vie à ses parents et à sa soeur jumelle. Projetée du jour au lendemain dans l’univers des somptueuses demeures de Floride, Julie tente de réintégrer sa caste, avec le soutien de Shell, le séduisant avocat chargé de sa succession. C’est alors que surviennent d’étranges incidents, provoqués par une main invisible…

Encore un livre prêté par ma grand-mère et en voyant « Harlequin » sur le livre j’ai eu beaucoup d’ a priori. Mais comme j’aime me lancer dans l’inconnu au niveau de la lecture, j’ai testé en sachant que j’allais détester. Et ben pas du tout ! J’ai trouvé cette lecture plutôt pas mal !

Le résumé laisse penser que nous allons apprendre comment se passe la nouvelle vie d’héritière de Julie Malone alias Suellen Devereaux. Bref le truc gnangnan au possible. Seuls les « étranges incidents » à la fin du résumé nous laissent penser que ça se rapproche davantage du suspense que du roman d’amour. Comme l’annonce le résumé, Julie va découvrir qu’elle est l’héritière d’une grosse fortume et fait partie de la famille Devereaux en Floride. Elle quitte donc le Connecticut, sa famille de coeur et son fiancé Ken pour Key West en Floride, sa famille génétique et son destin. Là elle devra d’abord faire avec la chaleur et la rencontre de personnes qu’elle devrait connaître mais dont elle ignore tout. Elle se rend vite compte qu’il se passe des choses bizarres, qu’il existe des non-dits dans sa famille. Au fur et à mesure elle apprendra ce qui s’est passé durant ces seize années d’amnésie et rencontrera une personne qui ne lui veut que du mal, sa mort en fait.

Au début des premiers chapitres il y a des pages d’un journal écrit par une main malfaisante dont vous trouverez tout de suite l’identité. J’ai apprécié cette mise en scène qui se révèlera intéressante de part une découverte de Julie. Le style de l’auteur est assez banal, la lecture est facile, rien de bien difficile dans ce livre. Ce fût sympathique.

Malheureusement, stéréotype « Harlequin » oblige, certains passages sont niais à souhait, parfois les personnages donnent envie de leur donner des claques. Ils s’aiment dès le premier regard, parlent avec des mots soutenus qui n’ont rien à faire là mais aussi avec des expressions niaises « elle était trop sotte à la fin »… Egalement je pensais que les rêves de Julie étaient peu recherchés mais la fin prouve qu’ils ont servis à quelque chose même si ça ne reste pas très élevé.

Je commence par le négatif mais il y a aussi du positif. C’est une lecture que je qualifierais de « bonne initiation » au thriller. J’ai trouvé l’histoire avec les jumelles, l’héritage, l’amnésie, l’histoire d’amour, la famille de coeur, le cabinet d’avocat très intéressante. Comme si Julie était Cendrillon, non désirée dans la famille Devereaux par certaines personnes. Egalement on doute beaucoup des capacités psychologiques de Julie : est-elle folle ? Est-elle Rosellen ? ou alors, retournement de situation : Rosellen existe t-elle ? Durant plusieurs pages, le doute s’installe, on se prend à parier sur tout à la fois ! De plus, la course poursuite à travers les Etats-Unis est assez prenante; certains individus Devereaux n’ont pas l’air blanc comme neige.

Juste un point qui m’a fait « rire », démontrant que soit l’auteure soit la traductrice était perdue avec les différents prénoms de Julie : quand elle est à Sedona, Dan l’appelle une fois « Julie » au lieu de « Janet ». J’ai vraiment cru qu’il avait découvert ce qui lui arrivait.

Une grande surprise pour moi, je pensais vraiment lire un livre niais digne des « Harlequin » basiques, mais pas du tout. Certes, il y a quelques touches de niaiserie mais globalement c’est davantage un thriller qu’un roman à l’eau de rose. Je l’ai lu assez vite, histoire prenante et style agréable à lire. Mais bon, pas un coup de coeur non plus.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s