Anthony Bourdain – La surprise du chef

  • Editions : Folio ; collection policier
  • Prix : non indiqué (offert par Folio)
  • Pages : 390
  • Date de parution : 2012
  • Langue originale / Traducteur : Américain / Hugues de Giorgis

Tommy Pagano a une passion : la grande cuisine. En attendant de réaliser son rêve de diriger une grande table à New York, il est sous-chef au «Liner», un restaurant de poissons. Mais Tommy a aussi un gros problème : sa famille, et surtout son oncle obèse, Sally «La-Moumoute», qui a une conception bien à lui des liens familiaux – comme de la gastronomie d’ailleurs… Entre le parrain local un peu envahissant, le FBI qui cherche un moyen de coincer Sally et ses comparses, un chef névrosé et héroïnomane, et un patron ancien dentiste qui se pique de cuisine, Tommy a bien du mal à s’y retrouver dans ses recettes !

Quand Livraddict et les éditions Folio ont proposé ce livre sur le forum, je me suis dis que je devais le tester tout d’abord pour découvrir un auteur et ensuite pour lire un livre dans le cadre de la restauration, secteur que je côtoie pas mal. Je remercie donc Livraddict de m’avoir choisie pour cette lecture !

L’histoire se déroule à New-York avec pour personnages principaux des ritals pur jus. Tommy Pagano est un sous-chef passionné qui a malheureusement un oncle, Sally, très envahissant de part sa nature de mafioso. Jeune, Tommy a décidé de ne pas tomber comme sa famille dans les règlements de comptes de clans. Pour cela, il a misé sur sa passion : la cuisine. Néanmoins Sally fait tout pour le maintenir dans le milieu. Sally est un mafieux de pacotille, qui n’est pas apprécié par ses chefs, recherché par le FBI et la risée de tout le milieu parce qu’il porte un postiche d’où son surnom : « Sally la Moumoute ». Comme le dit le résumé, on arrive dans un bordel entre Tommy qui veut s’émanciper, Sally qui veut faire la loi, le FBI aux trousses, un chef héroïnomane, un patron ancien dentiste… Vous voyez le décor.

C’est une ambiance à la ritale : la mafia à l’italienne : la « famiglia » où la famille prime avant tout. Soit disant. C’est une caricature du Parrain et les personnages se comparent à lui. Ils évoluent dans un environnement où règnent le sexe, la drogue, l’argent, l’alcool et les règlements de compte. Le langage retranscrit bien tout ça : un langage de camionneur, des expressions crues, salaces, vides et vulgaires.

« Je te dis que c’est une tante. Tout le monde le sait, tous les parrains. »

La cuisine est mise en valeur par de nombreuses descriptions d’élaborations de plats. Certains points techniques peuvent embêter les lecteurs non confirmés, mais encore je trouve que ce n’est pas trop poussé. Personnellement , j’ai trouvé ces descriptions trop longues.

De toutes façons j’ai trouvé les 250 premières pages trop longues et inintéressantes… Le début est lourd à lire. Heureusement la suite a remonté le niveau.

Ils distribuèrent équitablement les divers quartiers du mort

J’ai davantage apprécié la suite de l’histoire qui met en évidence la relation entre Michael (le chef qui ruine l’entreprise pour se payer sa dose) et Tommy ainsi que celle entre celui-ci et Cheryl. La narration est plus profonde, moins vide et sans fond. Je me suis davantage attachée à ces trois personnages et me suis sentie plus concernée par leurs soucis. De même pour l’agent Al qui me paraissait méchant au début et qui finalement m’a agréablement surprise. Pourtant, je ne pense pas que cette partie aurait dû être au début car me méfier de Al et des intentions de Tommy et Michael, c’était nécessaire pour ressentir la construction des relations de confiance entre ces personnages. C’était plus appréciable.

Néanmoins, la fin n’est pas crédible. Je ne fais pas partie du milieu de la mafia mais elle me paraît trop irréalisable dans la vraie vie même si au fond de moi je me dis que dans une extrême nécessité ça serait possible… Ce qui est sûr c’est que j’ai apprécié ce petit coup de pouce de la vie à Tommy. D’ailleurs, je vois bien une suite à ce livre.

Globalement l’histoire était plutôt pas mal, bien construite en séparant bien par chapitre la situation de chaque personnages. Voici un récapitulatif des points positifs et négatifs :

Points + :

  • J’ai appris des mots donc j’aime beaucoup quand ça se passe comme ça. (sarrau = blouse de travail courte, albuplast = adhésif utilisé pour les pansements, éphéméride = calendrier auquel on retire chaque jour une feuille, occiput = partie au dessus de la nuque, séant = postérieur, coaxial = fil torsadé de télévision; le mot « moser » j’ignore encore ce que ça signifie… ?)
  • la découverte du vrai fond des personnages
  • je le redis : histoire bien construite, fluide
  • les touches d’humour

Points – :

  • pas vraiment un policier, aucune intrigue
  • esprit de la mafia qui ne peut pas plaire à tout le monde (avec ce qui va avec : sexe, drogue, relations complexes, meurtres, individus stupides etc…)
  • un début très long de part ce contexte très lourd

En somme, une lecture sympathique mais sans plus. Une grande déception tout de même… mais je remercie encore les éditions Folio et Livraddict pour cette lecture !

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s