Louise Tremblay d’Essiambre – Mémoires d’un quartier… Tome 1 : Laura&Antoine

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Chronique vidéo à la fin de l’article.

  • Editions : Pocket
  • Pages : 516
  • Prix : non indiqué (catégorie 13) / offert par Pocket
  • Date de parution : 212
  • Illustration : Olivier Balez (très belle couverture!)
  • Où le trouver : Lalibrairie.com
  • Ma note sur Livraddict : 15/20

… Chroniques familiales made in Montréal

Un quartier populaire de Montréal. Dans la rue, les gosses chahutent. Un vieux chêne, une façade de brique rouge : derrière la fenêtre, Évangéline Lacaille, la matriarche, contemple le voisinage qu’elle connaît si bien. À la cuisine, sa belle-fille Bernadette vaque aux occupations ménagères – les enfants sont sortis. Adrien, le fils chéri, est de retour au volant d’une décapotable bleue. Le véhicule de leur destin à tous… Bienvenue chez les Lacaille, une famille comme tant d’autres en ces années 1950, pleine de silences et d’espoirs, de secrets et d’histoires.

Je remercie la maison d’éditions Pocket de m’avoir envoyé ce livre. Je tiens juste à vous préciser que ce n’est pas un service presse au sens stricte du terme.

Généralement, dans le livre

L’auteure met une note avant chaque tome (note qui fait 1 ou 2 pages) + des couplets de chansons au début de chaque chapitre.

Avant de commencer le Tome 1

L’auteure commence chacun de ses tomes par une petite note à l’intention du lecteur. Elle explique comment elle « rentre » dans cette histoire : elle la « vit » et découvre les personnages comme si elle était dans leur monde (ce que je n’ai pas spécialement apprécié), le cadre spatio-temporel : Montréal dans les années 50 et ses choix. Par exemple, elle avoue avoir conscience d’avoir mis du joual du début à la fin dans les dialogues (patois de Montréal). D’ailleurs pas seulement dans les dialogues, j’ai l’impression que même dans certaines descriptions, les termes canadiens sont restés.

Le point de vue est omniscient. Ce n’est pas parce qu’il y a noté le prénom d’un personnage, que le lecteur ne va vivre qu’à travers ses yeux.

Tome 1 : Laura

Ce premier tome est donc le tome des découvertes : la famille Lacaille, leur quartier, leurs voisins, leurs amis, leur langage un peu bizarre à l’écrit. « Y’vit sur une grande ferme, tu sauras avec plein de vaches pis des chevals. A une place ousqu’y’a presque pas d’hiver, ça s’peut-tu ! ». Le lecteur s’attache aux personnages, ou pas. Il y a une histoire d’amour qui fait rêver certaines filles, de ces histoires secrètes qui font battre les coeurs à distance. Nous découvrons les liens d’amour, d’amitié entre les personnages, leurs caractères et habitudes. Tout le monde peut se retrouver dans les personnages puisqu’ils vont de 1 an (bon là je ne pense pas qu’un bambin de 1an lise ce livre !) jusqu’à la « grand-mère » ; et si le lecteur ne s’y retrouve pas, il ressent l’esprit « famille » et cela ne peut que lui faire penser à quelqu’un.

Grand fou ! Veux-tu ben me r’mettre su’l’plancher. Tu m’étourdis !

A travers ce livre et la saga de la famille Lacaille, nous retournons dans les années 50 (enfin personnellement, je n’y suis jamais allée…) : description quand des personnages montent dans un ascenseur où un homme appuie sur les boutons, ferme les grilles…, l’arrivée des voitures et des télévisions, etc… Le lecteur entend les bruits, ressent les matériaux, sent les odeurs quand il lit.

Par contre, ne vous attendez pas à ne lire que des histoires du point de vue de Laura, puisque comme dit ci-dessus, le point de vue est omniscient. Vous aurez la vision de tous les personnages et ceci d’une phrase à l’autre, ce qui n’est pas compliqué pour autant.

Le tome 1 nous laisse sur un sujet assez difficile…

Tome 2 : Antoine

Je n’avais pas envie de lire ce tome car je n’ai pas compris pourquoi l’auteure avait mis cet évènement effroyable en fin de tome 1. Enfin surtout pourquoi elle l’avait autant détaillé. Car au bout d’un moment dans le tome 1, le lecteur s’en doute tout seul et je ne pense pas qu’il ait été nécessaire d’autant le préciser. Alors je ne vous dis pas quel est cet évènement ce qui m’oblige à rester évasive… (je le mets dans « Spoiler Zone ») Mais ce qui m’a encore plus énervée c’est la manière d’en parler de la part de l’auteure dans sa note au début du tome 2 : « peut-être qu’ensemble, vous et moi, allons parvenir à influencer le destin » genre c’est un jeu auquel va participer le lecteur… Alors j’avais encore moins envie de continuer à lire ce tome 2… ENERVEE je vous dis ! J’en parlais chez moi, j’ai fait des recherches sur cette auteure, sa page facebook, je voulais vous en parler sur FB –> grosse furie que j’étais !

J’ai tout de même continué en ayant perdu un peu de ma motivation. Elle est revenue jusqu’à ce que l’auteure recommence à tout détailler. Oui on parle encore de l’évènement de ci-dessus. Le problème d’un des personnages est trop précis. Je ne comprends pas l’intérêt de détailler autant des choses horribles comme ça surtout que cela détonne vraiment avec l’esprit « chroniques familiales »/ »cancans de quartiers » renvoyé par le livre.

Finalement la fin du tome 2 est parfaite. La mise en valeur des problèmes de ce personnage a duré un laps de temps raisonnable (dans le livre), mais il aurait été mieux de ne pas autant les détailler car ça ne concorde pas avec l’image du livre.

Ce qui fait que je me laisserai tenter par toute la saga, car je me suis attachée aux personnages.

Définitions de mots

Azalée (espèce de plante), opalescent (reflet d’opale), placoter (bavarder – patois canadien) et beaucoup d’autres mots canadiens…, éclisse (attelle), camphre (substance aromatique du camphrier), remugle (odeur particulière du renfermé), …

Finalement

Une dernière critique par rapport à l’auteure. Elle a écrit de nombreux livres et d’autres sagas, ce qui est louable. Néanmoins je trouve ça assez lourd et frustrant de voir apparaître des personnages d’autres sagas dans celle-ci. Je n’ai lu que ces deux tomes et je me dis que pour connaître ces personnages je vais devoir lire les autres sagas et je me sens un peu exclue car oui, moi, je n’ai pas lu les autres sagas… Alors soit c’est parce qu’elle est attachée à ses personnages et trouve cela rigolo de les faire voyager (ce qui me paraît sympa aussi), soit c’est pour vendre.

  • Ce livre est pour qui ? Les lecteurs qui adoooorent les descriptions réalistes
  • Ce livre n’est pas pour qui ? Les lecteurs qui ont des problèmes avec l’orthographe

A part le petit point du problème d’un des personnages, le reste du temps j’ai été happée par cette famille et leurs soucis au quotidien ! Tous les personnages nous font ressentir quelque chose : soit on les aime soit on a envie de les taper ! C’est une famille attachante. Cette saga est très belle et bien écrite.

Chronique vidéo :

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