• Moment sympa, CHRONIQUES

Philippe Duchateau – Le château de Walpurgis

DSC00734La Bourdonnaye • 327p • 2015 • 20,90€ (SP)
Livre lu en SP, durant le mois d’Octobre pour Halloween

Josuan reçoit un jour une lettre alarmante d’un de ses vieux copains de classe qui le supplie de venir le rejoindre à Northcalton, où il a de sérieux problèmes. N’écoutant que son courage et porté par la fougue de sa jeunesse, Josuan vole au secours de son ami. Mais la route est longue, et  il fait étape dans l’auberge de l’inquiétante Lucy. Il y rencontre la jeune et jolie serveuse, Louisia, et s’en amourache aussitôt. Après avoir quitté l’établissement, Josuan  est victime d’un « étrange » accident de voiture. Sa vieille Ford réduite à un tas de tôles, il doit poursuivre le chemin à pied, dans les frimas d’un paysage carnivore. Ses pas le mènent alors au château de Walpurgis. Où l’enfer lui ouvre ses portes. 
En effet, les habitants de ce palais délabré se révèlent tous plus loufoques et satanistes les uns que les autres. Mais aussi comiques soient-ils, ces huluberlus semblent au vouloir pour de bon à la peau de Josuan. Et de Louisia, qui se retrouve – par quelle malédiction ? – bientôt prisonnière, à ses côtés. 
Comme beaucoup d’autres avant eux, les jeunes gens ne servent qu’à amuser cette galerie de frapadingues, en attendant de finir, selon les projets réjouissants du maître des lieux, au fond d’une oubliette, une cagoule sur la tête et une balle entre les deux yeux. L’amour donne des ailes dit-on. Les tourtereaux en auraient bien besoin pour s’échapper de cet asile et sauver leur vie.

C’est la couverture faite pour Halloween ! En plus elle est très belle, veloutée et l’écriture est bien dans le thème. Le nom de l’auteur fait bien sourire au passage.
Château lugubre et mystérieux. Livre addictif, plutôt bien écrit, on rentre dans l’ambiance avec ce lieu flippant et ses hôtes bizarres.

Accrochez-vous car la première phrase fait peur avec tous ces mots que moi j’ignore. Tout au long de la lecture, ces trop nombreux mots inconnus prennent la tête et les expressions utilisant le mot « trique » aussi.
Mais n’abandonnez pas car vous allez rapidement vous laissez emporter par l’histoire, l’auberge et ce château. Ceci même si les premières pages semblent être un avant-goût du tome 2 où se déroulera le coeur de l’action.

[Et tel un écueil insensible, le château de Walpurgis menait la garde; des humains s’y activaient, à la croisée des chemins, éphémères créatures aux chimériques desseins, pétries de sentiments contradictoires, insignifiantes marionnettes à jamais noyées dans l’immensité indifférente d’un univers pétrifié.]

D’ailleurs les péripéties sont souvent bâclées comme si l’auteur ne savait pas comment faire la transition entre deux situations. C’est abrupte ou alors il nous laisse sans rien, comme un à moment clef d’une libération, nous ne savons pas ce qui arrive à ce personnage libéré alors que Josuan ne connaît pas le château.
C’est un suspense sans vrai suspense comme [Là ! Tout en bas ! Au milieu des squelettes ! Il y avait un… un… Quelle horreur !], l’auteur ne sait pas quoi dire pour en créer.  Cela fait assez amateur, pas fini, bâclé.
Ou alors le rythme est coupé car le lecteur arrive à une action finale et après il apprend comment il en est arrivé là et ça reprend le cour de l’histoire. Je titille car franchement l’ambiance du livre nous emporte beaucoup alors on zappe ça !

En plus du côté « Halloween », bestioles bizarres, pièges, meurtres, le thème de la violence au fond de soi, de la perversité, de son moi méchant est assez présent.
Un genre mineur est présent c’est celui de la succube qui est moins plaisant et sans intérêt, là uniquement pour le buzz.

Liste infime de mots bizarres non compris : porphyre (roche magmatique), pentagramme (sorte d’étoile avec un rond autour, longue définition derrière), remugle (odeur désagréable de moisi), scramasaxe (arme blanche), badigoinces (lèvres), nihilisme (le monde est dénué de tout sens, but..), saumâtre (dont la teneur en sel est inférieure à celle de la mer), acreté (âcre), orvétian (faux antidote du 17ème siècle), psilocybine (composé chimique), strychnine (c’est aussi tecnhique que le terme précédent), aconitine (idem, une neurotoxine)
En fait je me rends compte que sans comprendre ces termes je n’ai peut-être pas tout compris du livre… SUPER !

Un tome entré en matière avec une superbe description et immersion dans l’ambiance de ce château. Lecture assez prenante même si la suite semble être LE tome où l’action sera vraiment là ! Tome que je lirai avec grand plaisir c’est certain !

PETIT + : Quand vous achetez ce livre vous avez un QRcode pour l’avoir aussi en numérique !

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2 thoughts on “Philippe Duchateau – Le château de Walpurgis”

  1. Merci pour cette chronique. Les mots compliqués ne sont pas là pour la frime: c’est un plaisir de les dénicher et de les faire participer à l’ambiance, sachant qu’en principe, on doit pouvoir comprendre la phrase sans pour autant aller dans le dictionnaire. Mais j’ai peut-être un peu abusé! Le tome 2, la nuit des initiés est effectivement celui de l’action (et des catastrophes!) Quant au Moi méchant et la lutte de Josuan pour ne pas céder au cynisme ambiant, bien vu, c’est en effet le thème de fond de l’histoire. Je vous souhaite une excellente année 2016 et plein de lectures sympas! Amicalement. Phil Duch

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