• Pas ma tasse de tisane, CHRONIQUES

Alain Gillot – La meilleure chose qui puisse arriver à un homme c’est de se perdre

Flammarion • 320p • 2017 • 19€ (Babelio)

Antoine, 42 ans, est script doctor pour le cinéma. Par mégarde, il a supprimé d’un scénario le rôle d’Emma, une jeune comédienne, qui se retrouve en difficulté. Pour lui venir en aide, il s’embarque pour une rocambolesque aventure dans le Sud de la France, où les personnes rencontrées lui font ouvrir les yeux sur le véritable sens de la vie et l’importance de lâcher prise.

Titre à rallonge !

Passer un certain âge et se rendre compte que nous nous sommes laissés ensevelir sous la routine, les démons du passé, les croyances fausses inscrites au fond de soi, la peur de s’affirmer (ou la non habitude). Rester bien au chaud dans sa zone de confort jusqu’au déclic.

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• Pas ma tasse de tisane, CHRONIQUES

Tiphaine Rivière – Carnets de Thèse #BD

dsc02546Seuil • 179p • 2015 • Médiathèque

Quand une jeune enseignante quitte son collège de ZEP pour se lancer, euphorique, dans une thèse, elle n’imagine pas le chemin de croix sur lequel elle s’engage…
Autour de Jeanne défile l’univers des thésards : le directeur de recherche charismatique, expert dans l’art d’esquiver les doctorants qui attendent fébrilement la lecture de leurs pavés ; la secrétaire usant de toute l’étendue de son pouvoir d’inertie dans le traitement des dossiers dont on l’accable ; les colloques soporifiques où sont livrés en pâture les aspirants chercheurs ; les amphis bondés de première année devant lesquels ils s’aguerrissent en étrennant des cours laborieux payés au semestre et dont ils recueillent les fruits dans des copies désarmantes de candeur ; la jungle de la compétition académique et le dénuement d’une université malmenée ; la famille et les amis qui n’y comprennent rien ; l’infortuné compagnon endurant par procuration le calvaire de cette thèse qui n’en finit pas…
À la manière d’un récit d’apprentissage, avec drôlerie et finesse, ce roman graphique raconte le quotidien de doctorants qu’on compte aujourd’hui en France par dizaines de milliers et qui, comme Jeanne, poursuivent leur recherche comme une quête existentielle. Vous en connaissez forcément. Après avoir lu ce livre, vous ne leur demanderez plus : « Alors, cette thèse ? »

Depuis que je suis une chieuse qui traîne dans la médiathèque (je n’ai pas le droit d’emprunter ce que je veux comme j’utilise une carte « jeunesse » mais je le fais quand même) je découvre le monde des BDs (aussi grâce à une collègue) et j’aime pouvoir m’ouvrir à cet univers !
Dès que j’ai vu cette BD, j’ai de suite apprécié le trait de crayon de la couverture et je l’ai de suite embarquée ! Je pense que c’est aussi parce que cette couv’ me disait quelque chose, sûrement déjà vue sur l’Instagram de Fiona – Pretty Books

Je ne suis pas thésarde mais le sujet m’intriguait assez surtout traité avec humour !

coupe

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• Pas ma tasse de tisane, CHRONIQUES

Patrick Lecomte – Elles sont parties pour le Nord

DSC_1109Préludes • 2016 • 279p • 14,30€ (SP)
J’ai lu une partie en marchant au bord de l’eau

1917. Wilma, onze ans, se réveille par un matin d’hiver glacial dans la cabane qu’elle habite avec son père, trappeur dans le Grand Nord canadien. De retour d’une expédition en ville, il lui rapporte un cadeau : un livre finement illustré, « Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ». C’est là, dans ces pages, qu’elle rencontre Akka, l’oie sauvage. Cette lecture va bouleverser à jamais la vie simple et rude de la jeune fille, qui se lance dans un combat héroïque pour la sauvegarde du plus grand oiseau migrateur d’Amérique du Nord.

Vous n’êtes pas obligés d’attendre l’hiver pour lire ce livre car la partie fraîche ne dure que peu de temps. C’est davantage l’histoire des saisons rythmées par le passage des grues blanches, leurs migrations. Ou l’inverse, tout dépend votre perception.

Un hymne à la nature mais qui n’a pas réussi à prendre son envol.

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• Pas ma tasse de tisane, CHRONIQUES

Mary W. Shelley – Frankenstein

DSC00724Marabout • 380p • 1988 • UK – Joe Ceurvorst
Livre lu pour Halloween, terminé fin Novembre

Sa peau jaunâtre dissimulait à peine le lacis sous-jacent de muscles et de vaisseaux sanguins. Sa chevelure était longue et soyeuse, ses dents d’une blancheur nacrée, mais cela ne faisait que mieux ressortir l’horreur des yeux vitreux…
Frankenstein : monstre de chair et de sang, reflet perverti de l’homme qui l’a créé. 
Frankenstein : incarnation du mal, représentation de notre nature malfaisante enfouie et à nouveau libérée…
Frankenstein : découverte prodigieuse d’un savant maudit ou annonce d’une apocalypse scientifique ?

La couverture annonce que c’est LE chef d’oeuvre de l’épouvante mais rien ne fait peur. Peut-être est-ce le film à cause des images du monstre mais dans le livre, rien d’exceptionnel. « Birdman » là c’est vraiment de l’épouvante ! Ici c’est surtout philosophique et légèrement psychologique à cause de l’emprise du monstre sur Frankenstein.

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