• A lire sans hésiter !!, CHRONIQUES

Alexandre Dumas Fils – La Dame aux Camélias

C’est très laid, je vous l’accorde !

Petit message : beaucoup de recherches pour trouver une analyse de ce roman. Je ne pense pas être douée pour les devoirs d’école, j’étais nulle en rédaction. Mais si mon article peut vous rendre service, tenez moi au moins au courant de la note que vous avez eu ou si mon article vous a aidé ! Cela serait sympathique 😉

  • Editions : Calmann-Levy / Nelson
  • Prix : inconnu (donné)
  • Pages : 284
  • Date de parution : 30’s (mais aucune indication dans le livre)

Il n’y a pas de résumé sur mon livre. Le narrateur qui doit être l’auteur (Alexandre Dumas Fils) semble tomber amoureux de Marguerite Gautier, du moins de son souvenir via ses affaires qui sont à vendre, chez elle, par des huissiers. Il observe les curieuses venant juste espionner l’environnement de cette ancienne courtisane, fille entretenue. Sur le coup de l’impulsivité il achète un livre ayant été offert à Marguertite par Armand Duval. Celui-ci reviendra supplier le narrateur de lui rendre ce qui lui reste de Marguerite et lui raconte par la suite la liaison qu’il a eu avec elle.

Prudence [était] une de ces grosses femmes de quarante ans avec lesquelles il n’y a pas besoin d’une grande diplomatie pour leur faire dire ce que l’on veut savoir, surtout quand ce que l’on veut savoir est aussi simple que ce que j’avais à lui demander.

Marguerite Gautier est une courtisane, une fille entretenue, pleine de dettes mais qui se doit de vivre au dessus de ses moyens pour garantir son rang. Pour cela elle a besoin de l’argent de ses amants et elle en a plusieurs, qu’elle n’aime pas. Elle rencontre alors Armand et tombe amoureuse de lui mais malheureusement leur amour ne pourra durer. Je vous laisse le soin de découvrir pourquoi : Armand n’a t-il pas d’argent pour assurer les besoins de sa maîtresse ? Ou a t-il honte d’aimer une courtisane ?

J’ai vraiment apprécié le fait que l’histoire soit racontée par Armand au narrateur. De plus les dernières lettres de Marguerite sont émouvantes. Etre une courtisane n’est pas une vie aussi rose qu’on se l’imagine. Beaucoup profitent d’elle, de ses amants, de son argent, de son rang et quand tout s’écroule il ne reste personne, sauf celles qui vous aiment pour vous. Prudence a été une amie dévouée mais opportuniste. Nous découvrons au fil de la narration d’Armand, à travers ses yeux et son coeur, que Marguerite n’était pas simplement une courtisane avide d’or mais elle avait aussi une grande âme et beaucoup de générosité; que durant toute sa vie elle n’espérait qu’une vie simple et être aimée.

Marguerite était jolie, mais autant la vie recherchée de ces femmes fait de bruit, autant leur mort en fait peu. Ce sont de ces soleils qui se couchent comme ils se sont levés, sans éclat.

Durant toute l’histoire, nous pouvons observer un changement de comportement entre Armand et Marguerite. Certes les dialogues sont écris dans une langue très soutenue mais le passage du vouvoiement au tutoiement démontre la familiarité entre ces deux personnages. C’est ce qui, pour ma part, m’a conforté dans mon opinion comme quoi Marguerite aimait vraiment Armand.

Ce qui peut, en rebuter certains c’est 1. le fait de savoir de suite la fin, mais avoir du suspence n’est pas le but ici; 2. le niveau de langue élevé, enfin par certains mots « vieux » et l’emploi de temps très lourds; 3. l’époque durant laquelle se déroule l’histoire, il faut comparer par rapport à nous puisque les moeurs et modes de vie ne sont pas identiques. Pour ma part, ces trois points ne m’ont pas dérangé et ils ont même davantage renforcé l’effet dramatique du roman.

Je n’avais jamais lu ce livre et j’ai vraiment été touchée, j’ai adoré cette lecture ! D’autant plus que l’auteur a été vraiment amoureux d’une courtisane : Marie Duplessis, mais n’étant pas riche il a dû renoncer à elle.

C’est une histoire magnifiquement triste ! Bien sûr, même si cela est évident, le style d’écriture de l’auteur est superbe ! C’est un roman à lire, vraiment !!

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