• Pas ma tasse de tisane, CHRONIQUES

Amélie Nothomb – Stupeur et tremblements

  • Editions : Le livre de poche / Albin Michel
  • Prix : 4,50 € (1€ en brocante)
  • Pages : 187
  • Date de parution : 2001

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie, sociale au pays du Soleil levant. D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière.

J’ai souhaité lire un autre livre de l’auteure Amélie Nothomb. Après le fiasco de « Les combustibles » j’ai sauté sur l’occasion d’acheter « Stuper et tremblements » à une brocante. D’autant plus qu’une de mes professeures en avait parlé en cours. Autant vous le dire tout de suite, je n’ai encore pas adhéré à cette lecture. Tout le monde adore Amélie Nothomb mais moi franchement je n’y arrive pas…

Déjà, je suis tout le temps stupéfaite de la taille de ses livres et de celle de la police d’écriture. C’est limite scandaleux et quand je vois le prix de ce livre à la base : 4,50 euros, je le pense encore plus. Même si je sais que l’auteure ne reçoit qu’une infime partie de ce prix. Je dénonce tout le système des livres dans ce cas.

…tu as le droit de te suicider. Au Japon, nous savons que c’est un acte de grand honneur

Parlons du livre en lui-même maintenant. J’ai vraiment apprécié la mise en évidence des différences de culture, coutumes, comportements qu’il existe entre la Belgique (puisque l’auteure est Belge) et le Japon. Grâce à mon travail je savais déjà plusieurs détails mais j’en ai appris d’autres : c’est honteux de suer, l’âge maximum pour se marier est de 25 ans sinon la femme est « périmée » et quand un garçon naît, la tradition est de lui donner un prénom signifiant un verbe, comme ici « travailler = tsutomeru ».

J’aime découvrir de nouvelles cultures et ce livre nous présente brièvement quelques coutumes du Japon !

Néanmoins je trouve qu’Amélie Nothomb accuse les Japonais sur le fait qu’il la fasse régresser mais je pense qu’elle aurait subit la même chose en Occident. Son comportement est irrespectueux : la hiérarchie exige dans toutes les entreprises de ne pas répondre avec insolence à son supérieur. Egalement, je trouve le moment de dérapage dans le bureau, à se retrouver sous les ordures totalement incongru et ça décrédibilise tout.

Il ne faut pas croire que je n’aime vraiment pas Amélie Nothomb. J’apprécie beaucoup son écriture délurée et directe mais aussi les mots employés. J’en ai appris trois nouveaux : pusillanime (manquant de courage/de caractère), philologie (étude de la linguistique historique à partir de documents écrits) et gynécée (appartement des femmes dans les maisons grecques et romaines). Bref, je n’ai pas spécialement aimé ce livre mais je vais encore en lire d’autres de l’auteure pour consolider mon avis.

Publicités
• Moment sympa, CHRONIQUES

Amélie Nothomb – Les combustibles

 

  • Editions : Albin Michel / Le Livre de Poche
  • Prix : 3,50€ (livre prêté)
  • Pages : 89
  • Date de parution : 1996

La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…

Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière de Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?

Humour, ironie et désespoir s’entretissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

Le Professeur, Daniel et Marina se retrouvent tous les trois sous les bombes de la guerre. Ne pouvant pas sortir sans être tués par des Barbares, ils restent chez le Professeur. Néanmoins ils ont froid et cela en devient imsupportable. Le Professeur ayant déjà brûlé ses meubles, à part les chaises, ils se résolvent à brûler ses livres, principalement sous la pression de Marina. Cette étudiante est démoniaque et irait jusqu’à trahir son petit-ami pour avoir la chaleur qu’elle désire plus que tout.

C’est le premier livre que je lis d’Amélie Nothomb, du moins c’est une relecture, je m’en suis rendue compte…en le relisant. La taille du livre est impressionnante par son manque de pages… 89 pages, l’écriture énorme, uniquement des dialogues (théâtre). J’ai dû faire des pauses pour qu’il dure toute la journée. Heureusement que c’est un prêt, je ne pense pas que je l’aurais acheté, c’est un Nothomb quoi.

« Avez-vous l’impression que leurs idées ont servi à quelque chose ? […] A quoi sert-il d’exposer une vision du monde si tout le monde s’en fout ? / Eh bien, c’est à nous d’éduquer les lecteurs afin que la lecture ne soit plus inutile ! »

Points positifs :

  • nous sommes pris dans la scène grâce au genre du théâtre et par le manque de descriptions, nous pouvons nous imaginer notre propre lieu
  • Daniel et le Professeur adorent la littérature mais face au besoin de chaleur, quel sera le dernier ? Et c’est ce point qui est intéressant car posons nous, nous-même, cette question, quel livre garderait-on ? A méditer donc…

Points négatifs :

  • toutes les excuses à propos de la guerre qui n’ont pour moi aucun intérêt…
  • un livre de 89 pages c’est une blague ? (enfin il y en a un de 30 pages d’un autre auteur donc bon…)

Comme vous le voyez je ne suis pas très enthousiaste. Je me dis que ce livre est à la limite du philosophique (parabole !), mais également du théâtre. Il est philosophique car l’auteure nous expose les livres comme étant une source pouvant permettre aux individus de survivre donc nous en avons besoin pour vivre ainsi la culture/l’évasion nous permettent de vivre. C’est peut-être tiré par les cheveux mais j’ai essayé de trouver une explication. Qu’en pensez vous ?

Si vous pouvez le lire sans payer, allez-y car il fait quand même parti de la littérature belge, sinon je pense que vous ne loupez pas forcément quelque chose et que les autres d’Amélie Nothomb sont meilleurs (je vous tiendrai au courant, j’en ai un autre!)