• Lecture très plaisante, CHRONIQUES

Pierre Thiry – Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines

P1020701
Je n’avais pas trois lapins…
  • Editions : Books On Demand
  • Pages : 66
  • Prix : 11 euros (gagné lors d’un concours)
  • Date de parution : 2011
  • Illustratrice : Myriam Naci
  • Ma note sur Livraddict : 15/20

A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui.

Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous. C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout…

Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin…

Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire sur la couverture, il faut aussi lire l’intérieur et vous apprendrez des choses qui vous étonneron(s)t  peut-être. 

Je remercie Maureen du Bazar de la Littérature d’avoir organisé ce concours qui m’a permis de gagner ce livre. Egalement l’auteur Pierre Thiry qui a proposé ses livres à ce concours et qui a même dédicacé mon livre gagné !

Ce livre au long titre est un conte pour enfants. J’ai alors essayé de le lire comme si j’étais une enfant (au fond on le reste!)

L’histoire des trois petits lapins amoureux de la princesse l’hermine est vraiment toute choupinette ! Malgré le peu de pages, je suis tout de suite rentrée dans cet autre monde peuplé de lapins. J’ai aussi été de suite conquise par la personnalité des trois frères lapins.

Ce conte est très bien écrit, l’histoire est bien ficelée et j’ai adoré les codes de conte comme les répétitions, la morale etc…

Comme tout conte pour enfants qui se respecte, l’histoire se termine bien. En même temps, cela aurait été dommage d’infliger à des enfants de moins de 10 ans la cruauté de ce monde…

Néanmoins, en me positionnant en petite enfant lisant ce conte, je me demandais si j’aurai tout compris… Un enfant peut-il comprendre les jeux de mots comme « feuille de chou » et « coup du lapin » ? Il comprendra quand même l’histoire puisque l’auteur explique bien qu’on parle d’un journal à ce moment là. « surintendant » et « tromblon » sont des mots que petite je n’aurai sûrement pas du tout compris… Mais après tout, un conte se doit, d’abord, d’être lu et expliqué par des parents.

Il y a un point sur lequel je me questionne. Au moment où Justin récite ses vers à la fin en regardant le plafond étoilé, est-ce une sorte de « prière » à un Dieu lapin ou est-ce juste pour démontrer que quand on souhaite vraiment quelque chose ça arrive ? Je penche davantage pour la première option même si la morale du livre démontre plutôt la deuxième, que je préfère.

P1020703

A propos de l’objet livre en lui-même. Il est de bonne qualité, certes très court pour un prix assez élevé. Les illustrations sont de Myriam Naci, une étudiante en langues étrangères. Elles sont plutôt bien faites mais ne conviennent pas à ce genre de lecture : un conte. Elles ne sont pas assez magiques. Les trois frères sont plutôt mignons mais la princesse est laide… Ce sont des dessins scannés et intégrés au livre alors qu’elles (les illustrations) devraient s’harmoniser totalement avec le texte. en papier glacé, brillantes.

Un conte vraiment tout mimi, qui pourrait devenir un conte de référence pour les futures générations. Il mérite d’être mieux mis en page, dans un album, en grand format, avec des illustrations mieux mises en valeur, sur du papier d’encore meilleure qualité.

Publicités